Historique du Safran

Origine

L'histoire du safran dans la culture et les coutumes humaines date de plus de 3 000 ans ; il est présent dans de nombreux continents et civilisations.

Par exemple, dans le papyrus d'Ebers, l'un des plus anciens traités médicaux qui nous soit parvenu (il aurait été rédigé au XVIe siècle avant notre ère), le safran possède son propre hiéroglyphe. La pharmacopée égyptienne de l'époque faisait appel à plus de 700 substances, tirées pour la plupart du règne végétal : safran, myrrhe, aloès, feuilles de ricin, lotus bleu, extrait de lys, suc du pavot somnifère, huile de baumier, résine, encens, jusquiame, chanvre, etc.

Le safran est originaire du Cachemire et s'implante en France dès l'époque des Romains.

Description

Le safran est un ingrédient fortement prisé pour de nombreuses spécialités culinaires dans le monde entier. Il possède également des applications médicales et tinctoriales. Sa culture est intrigante et mérite que l'on s'y intéresse de nouveau. Le safran provient d'une fleur soyeuse bleu mauve, appelée Crocus Sativus Linnaeus. C'est en prélevant les stigmates de ces fleurs puis en les séchant, que l'on obtient cette précieuse épice.

L'épice

La qualité du véritable safran diffère d'un pays à l'autre. Le mode de séchage y est pour beaucoup. Il faut réussir à déshydrater le pistil de manière homogène pour qu'il ne perde pas ses arômes et qu'il soit sec sans être cassant.
Cueillis à la main, les stigmates du safran (ou extrémités supérieures du pistil) constituent l'épice la plus chère du monde. L'énorme travail nécessaire à la récolte du safran justifie le prix élevé de ce produit. Il faut, en effet, cueillir environ 150 000 fleurs pour obtenir 5 kilos de stigmates frais qui donneront 1 kilo de safran sec. En une heure on peut cueillir 1 500 fleurs environ et il faudra encore trois heures pour les émonder.

En Poitou-Charentes

Au XVIIIème siècle, le Safran était une culture importante dans la  région Poitou-Charentes. Cinq tonnes de cette mystérieuse épice étaient produites contre quelques centaines de grammes ou de rares kilos actuellement. On retrouve cette épice sur les marchés, spécialisés ou non. Celui de Champniers, a fait la renommée du Poitou-Charentes. Malheureusement, des températures négatives trop importantes ont détruit les plantations qui ont ensuite été remplacées par la vigne. Désormais ce sont des safraniers reconnus et labellisés par l'IRQUA que l'on peut retrouver à travers les producteurs de l'association. Ils suivent tous un cahier des charges précis se calquant sur celui de l'agriculture biologique.



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